Interview Maxime GRANDCHAMP : Opquast – Temesis

Entrepreneur et expert concernant le marketing en ligne, Maxime a travaillé longtemps sur le projet Opquast de la société Temesis.
Pour cette nouvelle Interview, nous avons invité Maxime GRANDCHAMP à répondre à différentes questions concernant son rôle dans Temesis et le fameux outil en ligne Opquast Reporting qui permet d’améliorer la qualité des sites Internet.

 

Olivier ODORIZZI : Bonjour Maxime GRANDCHAMP pourriez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs de Veilleur Stratégique, puis dans un deuxième temps l’entreprise Temesis dans laquelle vous êtes actionnaire et employé ?

Maxime GRANDCHAMP : Je suis passé par la case serveur Minitel, puis BBS pour finalement arriver sur Internet dès ses débuts dans les années 90. En 2000 j’ai créé une société du nom de Marketing Internet qui a lancé des sites divers tournant autour du marketing en ligne. Après la vente de la société, j’ai travaillé pendant 3 ans en tant que directeur Europe de la société Trellian, qui développe des solutions de référencement. Finalement j’ai rejoint Temesis en début d’année.

Temesis se définit comme pôle d’expertise au service des professionnels du web. La société Temesis effectue des missions de conseil, de formation et d’expertise et édite la plateforme de qualité web Opquast.

 

Quelles sont vos responsabilités chez Temesis ?

Je suis responsable marketing et commercial chez Temesis, société spécialisée dans la qualité web et son évaluation. Cela veut dire qu’au quotidien on parle standards, accessibilité, référentiels et respect des utilisateurs des sites.

 

Quels sont vos projets actuels dans l’entreprise Temesis pour la développer ?

Temesis existe depuis 10 ans maintenant et a su se construire une réputation très forte d’expertise dans son domaine. Mon travail consiste donc à capitaliser sur cette reconnaissance et à faire le nécessaire pour que les rares personnes qui ne sont pas encore au courant le deviennent au plus vite.

 

Quels sont les projets futurs de l’entreprise en dehors d’Opquast ?

Opquast est le nom générique de la partie référentiels et services en ligne. Temesis a aussi toute une autre palette d’activités comme la formation, l’assistance à maîtrise d’ouvrage ou encore les audits.

 

Pourriez-vous présenter le projet Opquast pour ceux qui ne le connaissent pas ?

Opquast a démarré il y a plus de 7 ans avec la volonté de créer une liste de bonnes pratiques pour la qualité web. Cette liste n’a pas été conçue par hasard, mais sous l’impulsion d’Élie Sloïm, qualiticien de formation et fondateur de Temesis et avec la contribution de nombreux experts du monde en ligne : ergonomes, référenceurs, développeurs, intégrateurs, etc. Le résultat a été une liste de plus de 200 critères mis à jour et étendus en 2010.

La plateforme Opquast Reporting est la continuation logique de la liste puisque le service permet de gérer de façon simple toutes les facettes de la qualité web d’un site. Par exemple, il est possible d’exécuter des tests de conformité, d’obtenir les résultats de validation W3C, de gérer des tâches en équipe, de créer des rapports avec les erreurs trouvées sur les sites et bien plus encore.

 

Quel a été votre travail sur le projet Opquast ?

Je suis impliqué sur Opquast depuis très longtemps. J’ai participé aux débats lors de la création des différentes versions de la liste des bonnes pratiques et j’ai soutenu le projet autant que je pouvais en en parlant autour de moi.

Depuis que je suis chez Temesis à temps complet, j’essaie de faire évoluer Opquast Reporting pour qu’il s’adresse à tous les webmasters, quel que soit leur niveau de compétences techniques ou leur intérêt pour l’accessibilité.

Il faut bien comprendre que respecter les bonnes pratiques apporte de nombreux avantages directs et indirects : non seulement le site est plus simple à comprendre par les visiteurs et utilisable par tous, mais il est aussi immédiatement mieux référencé, accessible depuis des plateformes mobiles et satisfait mieux les clients.

 

Avez-vous aussi des projets en dehors de l’entreprise Temesis ?

J’ai décidé de me séparer de Forum Marketing après 10 ans, afin de pouvoir consacrer tout mon temps à Temesis et Opquast.

Je continue à poster sporadiquement sur mon blog, Gourous du Net, mais c’est la seule concession que je fais.

Opquast et Opquast Reporting ont le potentiel de changer la façon dont tout le monde travaille en ligne et l’approche avec laquelle on aborde Internet. Je n’ai pas envie de passer à côté de cette opportunité.

Les personnes handicapées en ligne représentent un faible pourcentage des internautes.

 

Est-il rentable de faire un site qui en tienne compte ?

Avoir un site accessible est une obligation légale pour tous les sites de l’état et des collectivités locales. Cela veut dire que le site d’un Conseil Régional, d’une préfecture ou d’une mairie doit respecter les règles d’accessibilité.

Pour les autres sites, ce n’est pas encore obligatoire, mais les avantages sont nombreux si on considère qu’un moteur de recherche n’est rien d’autre qu’un utilisateur sourd et aveugle : incapable de voir les images ou d’écouter un fichier audio.

La conclusion est donc simple : si on rend un site accessible, on aide automatiquement son référencement.

La qualité web se résume-t-elle à l’accessibilité ?

Loin de là, mais l’accessibilité est la base de la qualité : on ne peut pas dire faire de la qualité si on a un site qui ne peut pas être utilisé par tout le monde. Par ailleurs, c’est une erreur que de penser que l’accessibilité se limite aux personnes handicapées. Les raccourcis clavier seront utilisés par quelqu’un dont la souris est en panne et la loupe par quelqu’un qui surfe depuis un téléphone portable.

Au-delà de l’accessibilité, la qualité web comprend aussi des règles qui aident aux ventes, qui améliorent le référencement ou encore qui simplifient la maintenance du site. En respectant ces règles, on vend plus, à plus de personnes et en dépensant moins.

 

Pouvez-vous donner quelques exemples concrets ?

Parmi les bonnes pratiques, on va trouver les 5 règles suivantes :

  • Les contenus publicitaires ou sponsorisés sont identifiés comme tels
  • La disponibilité des produits est indiquée avant la validation définitive de la commande
  • Les animations, sons et clignotements peuvent être mis en pause
  • Le soulignement est réservé aux hyperliens
  • Le serveur envoie une page d’erreur 404 personnalisée.

Comme vous le constatez, ce n’est rien de difficile à comprendre, ni à implémenter et pourtant combien de sites connaissez-vous qui ne les respecte pas ? Quant à l’intérêt de ces bonnes pratiques, que celui qui n’a jamais essayé de cliquer sur un texte souligné qui n’était pas un lien se fasse connaître.

 

Pouvez-vous nous présenter les différentes adresses des sites Internet pour lesquels vous travaillez ?

 

Olivier ODORIZZI : Merci Maxime d’avoir répondu aux différentes questions de l’interview.

Maxime GRANDCHAMP : Merci de m’avoir invité à participer à cet entretien.

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